mardi 16 juin 2026

Champ'Man 2026 - 13/06/2026 par Seb

 Par seb



"Bref. J'ai fait du triathlon.

 J-1 : La course contre la montre

À la veille de l'épreuve, il est largement temps de préparer et de vérifier le matériel. On commence par récupérer la tri-fonction trouvée en catastrophe sur Leboncoin (un bon plan, en passant). Un petit tour à vélo dans Paris pour aller la chercher, et le tour est joué. Un rapide essai confirme que ça devrait faire l'affaire. La prudence aurait dicté de tester une transition vélo/course avec, mais bon, là, pas le temps.

 Il faut ensuite passer au vélo. Pas mal de choses à faire : le laver, remonter les roues de route sur le gravel, changer les pédales, cirer la chaîne, vérifier et recaler la transmission, et contrôler le niveau de préventif. Ça prend un peu de temps, mais tout est OK, pas de mauvaise surprise.

 Ensuite, je reprends la check-list pour essayer de ne rien oublier : casque, porte-dossard, lunettes de soleil, lunettes de natation, combinaison, chaussures, casquette, kit de réparation, chaussettes, serviette (jaune), crème solaire, bidons, quelques barres et pâtes de fruits, compteur... La liste est longue et je suis presque sûr d'avoir oublié un truc. Mais il est déjà temps de se coucher pour se reposer.

 Juste avant de fermer les yeux, une idée me traverse l'esprit : si je chargeais la trace du parcours sur le GPS ? Ce serait une bonne idée. Raté pour le coucher tôt : ce p... de GPS ne veut pas se synchroniser. Après 15 minutes de bataille, au dodo.

 Jour J : Le grand saut

Réveil un peu matinal, dans un mélange d'excitation et d'appréhension. J'avale rapidement un petit-déjeuner car la journée va être longue. Du stress ? Non, mais bon, je refais un tour des affaires avec ma check-list histoire de me rassurer. Et il est déjà temps de prendre la route.

 Deux heures plus tard, j'arrive sur le site. Je ne me suis pas trompé d'endroit, c'est sûr : il y des vélos partout. Je récupère mon dossard et toute une collection d'autocollants et de décalcomanies. Alors ça, c'est un truc qu'on m'avait dit mais que je n'avais pas fait depuis longtemps (les enfants sont grands). Je galère un peu pour poser le premier, je le décolle à l'envers... et ben ça ne marche pas bien, si vous aviez un doute. On va laisser sécher et retenter plus tard.

 Retour à la voiture pour coller tout ça sur le casque et le vélo. Je finis de me préparer tout en discutant avec un habitué très sympa qui me donne plein de conseils. Le temps d'avaler une petite collation, de vérifier la pression des pneus, et je me dirige vers le parc à vélo.

 Je trouve mon emplacement et là, galère : les pneus en 32 mm ne rentrent pas facilement dans le rack prévu. En poussant un peu, ça passe. C'est moins vrai pour mon voisin et son VTT. Je dépose mes affaires en ordre, en copiant un peu ce qui se fait autour de moi. Bon, me voilà quasi prêt. Je retrouve à ce moment-là Jen et Marc, ça fait plaisir de se sentir un peu moins seul.

 Un dernier contrôle visuel pour vérifier que tout est en ordre, et c'est l'heure du briefing. Après un bon rappel sur le respect du code de la route (car nous sommes sur route ouverte), on nous invite à nous rendre au départ de la natation.

 La Natation

500 mètres de marche avant d'arriver au bord de la Marne – qu'on ne voit pas encore. Il est temps d'enfiler la combinaison. Comme la dernière fois, je n'arrive pas à la fermer seul, mais un coup de main sympathique d'un autre concurrent résout le problème. On plaisante un peu. Le stress revient, et il me tarde d'y aller car on commence à étouffer au soleil dans la néoprène.

 14h00, ça y est, c'est parti ! Le départ est donné sur du Rage Against The Machine, l'adrénaline monte. Après une descente un peu glissante, il est temps de se jeter à l'eau. La fraîcheur fait un bien fou. Et finalement, c'est agréable. Je prends beaucoup de plaisir à nager même si je n'arrive pas à enchaîner le crawl tout le temps. Dommage, car clairement ça avance plus vite, et le courant nous aide bien.

 Ça passe vite. Je pensais y passer plus de temps, mais il faut déjà s'extraire de l'eau. Avec l'aide des bénévoles, je remonte sur la rive. Et là, surprise à laquelle je ne m'attendais pas : impossible de courir, ça tangue dans tous les sens !

 Transition 1

Il me faut quelques minutes pour reprendre mes esprits et commencer à enlever le haut de ma combinaison (sur les bons conseils de plusieurs personnes). Au bout de 300 mètres, j'arrive à trottiner et j'atteins mon vélo. Je finis de retirer la combi, j'enfile les chaussettes, les chaussures, le casque, le porte-dossard, un coup de crème solaire et go pour la suite.

 Je fais dix mètres et je m'aperçois que je suis en train de perdre mon dossard. L'attache s'est démontée. J'essaie de réparer sans succès et je finis par faire un nœud. J'y ai bien laissé deux minutes.

 Le Vélo

Je monte sur le vélo, le temps de resserrer les chaussures en roulant et c'est parti. On commence par 2,5 km de plat avant d'attaquer les hostilités. Effectivement, on arrive dans un virage où les bénévoles nous incitent à changer de vitesse avant de tourner à gauche. Le conseil est excellent, car derrière, c'est un vrai mur. Tout à gauche, et ça avance à peine.

 Je double quelques concurrents qui ont mis pied à terre ; les voir galérer me motive à ne pas lâcher. Un petit replat, et la côte repart de plus belle devant la tombe de Dom Pérignon. Clairement, à 7 km/h, on a le temps de regarder le paysage. Enfin, le haut de la côte des Maures ! Je peux enfin dérouler, m'hydrater et m'alimenter.

 Après un passage plat dans la forêt, il est temps d'amorcer la descente vers Épernay. Ça montait fort, mais ça descend pas mal non plus. Avec le vent, je ne fais pas trop le fier car le vélo commence à vibrer un peu. La fin du parcours est plus roulante, ça envoie bien, c'est agréable. J'en profite pour remonter une vingtaine de concurrents.

 Transition 2

Il est temps de poser le vélo et d'enfiler les baskets. Ça va vite. Le temps de finir le bidon et c'est parti pour la dernière ligne droite.

La Course à pied

J'ai commencé à courir. Enfin, c'est ce que mon cerveau croyait. Mes jambes, elles, en avaient décidé autrement : ça n'avance pas. En plus, il fait chaud et la fatigue accumulée est bien là. Je ralentis le rythme pour être sûr d'aller jusqu'au bout.

 Au bout de 2,5 km, on aperçoit la tour Castellane et il est temps de traverser le pont pour revenir sur l'autre rive. Le parcours est un peu cabossé, rien de très horizontal, mais foulée après foulée, les kilomètres défilent. Au quatrième kilomètre, super surprise : un ravitaillement en eau plus que bienvenu. Après ce rafraîchissement salvateur, il ne reste plus qu'à rallier l'arrivée.

 Quand on commence à entendre la voix du speaker, ça sent bon. On entre enfin sur la piste du stade, on aperçoit l'arche, il reste 200 mètres. Les encouragements des copains au bord de la piste me redonnent un coup de boost incroyable pour le sprint final. Et enfin, je passe la ligne.

 L'Après

On m'a mis une médaille autour du cou. J'ai bu deux grands verres de St-Yorre et avalé trois Tucs qui m'ont fait un bien fou.

 J'étais cramé, mais tellement heureux d'avoir terminé. Une superbe découverte : un parcours magnifique dans les vignes, une ambiance géniale, des bénévoles bienveillants et les copains de l'US à l'arrivée.

J'ai fini mon premier triathlon, c'était génial, et je recommencerai, c'est sûr."

 


Champ'Man 2026 - 14/06/2026 par Patoche

 par Patoche


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CHAMPAGNE !

 

"15 millésimes de la section étaient au Champ’Man 2026, course rendez-vous, qui s’est tenu le week-end du 13 et 14 juin.

Le Champ’Man a la particularité d’avoir des distances particulières.

Le format S : 670m de nat, 22km de vélo et 5,3 de course à pied.

C’est sur ce format que Sébastien a terminé son premier triathlon accompagné de Jen et de Marc-Félix qui n’a pas pu finir suite à un problème mécanique sur son vélo.




Le format M : 2000m de nat, 49km de vélo et 10 de course à pied.

Etaient présents sur ce format : Cécile, Virginie, Marc, Aurélien, Térence, Benoit, Nicolas, Jean-Denis, Jérôme, Mathieu et bibi.

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Le format L : 2000m de nat, 94km de vélo et 20 de course à pied.

Etaient présents sur ce format : Jean-Luc, Emmanuel, le Crocro. Le Nico aurait dû être là mais conflit d’agenda.

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Pas de difficulté particulière sur la natation (dans le sens du courant) et la course à pied (assez plat). Le vélo a un profil assez exigeant avec deux difficultés principales sur la première moitié du parcours. Une montée m’a donné des suées nocturnes avec des pourcentages de 13% minimum à 17% au maximum sur un peu moins d’un kilomètre.

En voyant le profil, j’ai réalisé que mon entrainement était très léger sur ce niveau de pourcentage.

La côte du cimetière, à St Maurice, est un bon entrainement mais la distance n’est pas là. Surtout, je ne l’ai pas assez faite. A chaque montée, j’avais le cardio au taquet et les cuisses qui brulaient.

Je me disais mais comment je vais faire car la côte du cimetière représente un quart de cette difficulté.

Je me suis posais la question de ne pas participer, de basculer sur le S mais finalement je me suis dit : « je m’y suis inscrit pour valider la nat, autant valider ce M avec une nat format L ».

Je remercie Jérôme pour son conseil de ne pas mettre trop de watt dans la montée, d’y aller en douceur et le cerveau (ou la fierté) te dira de ne pas mettre pied à terre. Et j’ai passé cette fameuse côte ! Youpi 😊

Le parcours vélo est beau. Un mix entre de passage entre les vignes dont les grands vignobles comme Deutz ou Moët-Chandon et l’arrière-pays.

Le parcours est très bien fléché avec une présence de bénévoles aux niveaux des dangers et dans les villes traversées.

J’ai découvert le départ en mass-start en natation. J’ai bien compris ce que signifie « être dans la machine à laver ». Au passage, merci Marc pour les conseils pour mettre sa combi et éviter les frottements.

La course à pied n’a rien de particulier. Le parcours longe la Marne et passe à côté du musée du Vin de Champagne.

L’organisation est vraiment au top y compris sur les zones de transition.

J’étais venu avec des doutes. J’en repars avec des certitudes et des étoiles plein les yeux.

J’ai arpenté fièrement le tatouage de mon numéro de dossard ce lundi 15 juin à Liberté 2.

C’était un super week-end. Merci le bûro pour le week-end et le choix du restaurant du samedi soir."



Champ'Man - 14/06 par Marc M

par Marc



"Une journée au soleil de Champagne … sans boire de Champagne !

 Magnifique week-end dans une magnifique région, avec une délégation de 15 triathlètes tous finishers.

 Un grand bravo à tous les participants qui sont venus et un repas s’impose pour juger de la qualité des excuses de ceux qui ont déclaré forfait au dernier moment pour la plus grande joie de ceux qui ont pu utiliser les dossards à leur place : chez Natixis, rien ne se perd, tout se transforme même si Jennifer n’est pas toujours crédible quand elle s’appelle Julien, c’est mieux quand c’est Cécile à la place de Jennifer ou Marc à la place d’Aurélien (même si c’est pas tous les jours qu’Aurélien prend plusieurs dizaines d’années d’un coup). Mention spéciale à un membre éminent de la section qui a hyper bien géré son agenda familial.

 Après des techniques de préparation très différentes mais toutes intéressantes à connaître, nous avons défié une météo idéale : 20 à 25 degrés et du soleil.

 Plusieurs techniques possibles : venir dès le samedi encourager les copains et s’imprégner du lieu (plusieurs lectures possibles) ou choisir de se lever à 5h30 après une courte nuit et faire la route le jour même.

 Une course très bien organisée avec un système de bus navette pour rejoindre le départ de la natation en amont de la Marne et un dépôt possible d’affaires (chaussures) qui ont été collectées et remises au pied de nos vélos pendant l’épreuve. Mauvaise nouvelle pour la natation, le tarif c’est 2 km pour tout le monde, bonne nouvelle on a nagé dans le sens du courant. J’ai trouvé qu’il y avait moins de baffes distribuées que d’habitude mais je sais que tout le monde ne partage pas le point de vue et c’est vrai qu’un départ hommes+femmes+relais en même temps ça fait du monde.

 Après des techniques de transition très perfectibles (je tiens à disposition le fichier excel des temps cumulés), place au vélo avec une distance rallongée de presque 10 km pour le M (49 km) et un parcours à effectuer deux fois pour le L. 4 côtes annoncées dès le km 6 et en fait ça commençait dès le 3ième km  !  On peut toujours regarder en amont le D+, la pente, il faut le vivre et ça n’a laissé personne indifférent. Pour ma part, avec des développements inadaptés (cassette 11/25), c’était l’option « tout à gauche » tout de suite et gestion avec obligation de passer en danseuse sous peine de s’arrêter…souvent. La 3ième côte, celle de Mutigny était aussi belle que terrible et elle était très belle… Un parcours superbe, au milieu des vignes puis en forêt, c’était super. De belles descentes avec un revêtement pas toujours facile et un peu de vent quand même. Je me demande comment nos 3 valeureux combattants du L ont réussi à gravir deux fois ces murs, ils méritent notre respect.

 Seconde transition (cf. mention précédente) puis départ pour la course à pied avec, dès le départ, un passage bien tentant sur la ligne d’arrivée. Un beau parcours mais avec une partie sur des chemins peu larges. Une partie touristique sympa dans le centre-ville et des aller/retour le long de la Marne ou d’un canal. Il était temps d’arriver pour profiter d’un super ravito d’arrivée.

 Une déception sur le temps total (plus mauvais temps jamais réalisé sur un triathlon M) à relativiser car ça a été le cas pour tous, du premier au dernier.

 On a bien profité de l’aire d’arrivée, on a pu se retrouver, se faire masser et refaire la course.

 Retour à Paris en voiture ou en train (qui semblaient complet pour le transport de vélos, on espère que personne n’est resté à quai). Parcours sans encombre avec un faisan qui ne savait pas qu’il fallait traverser plus vite devant un parisien  puis les embouteillages habituels de l’A4.

 Un super week-end avec un super groupe pour faire une super course, merci à tous !

 Une première pour moi : aller en Champagne sans boire de Champagne et pourtant passer devant Moet et d’autres grandes maisons, quel manque de savoir vivre, on fera mieux la prochaine fois."

mardi 24 mars 2026

Séance Multi-enchaînements 23/03/2026

Deuxième séance de multi enchaînements avec nos coachs Pierrick et Antoine sur le triangle du bois de Vincennes  .. au programme vélo 3km / CAP 1000m / vélo 3km / CAP 800m / vélo 3km / CAP 600m / vélo 3km / CAP 400m

Une chouette séance !











mardi 20 janvier 2026

Stage SwimBoost - Saison 2 - 17-18/01/2026

 

SWIM BOOST : saison 2

 


 

Ce week-end avait lieu la saison 2 du Swim Boost organisé par Up Your Tri. Nous étions 6 de la section, trois redoublants et trois nouveaux (plus un invité mystère). Notre invité mystère était Joël, un athlète coaché par Paul afin de compléter le stage. Les points forts du stage est le mix et l’alternance entre théorie et pratique. Ca commence en douceur le samedi par les présentations et les attentes de chacun. Puis, on enchaîne sur la séquence où on se fait filmer.




C’est pour moi le gros point fort du swm boost : me voir nager. Je crois que tout le monde est d’accord sur ce point. On pense faire des bons gestes mais une fois la vidéo lancée, on s’aperçoit que non. Elle permet vraiment de mettre le doigt sur ce qui ne va pas et aussi sur les bons gestes.

C’est essentiel pour le reste du stage car Paul va personnaliser les exercices et éducatifs pour chacun et s’assurer que l’ancrage commence.

Le stage a des côtés ludiques bien qu’il soit très orienté sur la pratique de la natation. Mais pas que. Paul est un coach de Triathlon. Il aborde la natation comme un de nos trois sports et non comme une pratique isolée. C’est appréciable. Car même si on vient chercher des conseils pour améliorer notre crawl, savoir pourquoi il faut faire une bonne nat pour le reste de la compet est indispensable.

Alors, je reviens sur le côté ludique. C’est la version de Paul, la notre change un peu.

Voici un exercice ludique : la chenille. Ce fût le cas pour ceux de derrière accrochés au nageur, pas sûr que c’était le cas pour ce dernier. 



L’ambiance était géniale tout au long du week-end. On n’est pas là que pour nager mais aussi pour passer un bon moment.



 

Refaire un swim boost m’a permis de voir mes progrès et les points techniques à améliorer.

Je repars avec confiance dans ma pratique du crawl et je sais quoi travailler avec un protocole qui sera efficace. Le stage m’a permis de découvrir les nouveaux adhérents dont certains seront aussi au Champ’Man.

Je le redis le swim-boost est à faire et à refaire ne serait-ce que pour passer un bon moment entre adhérents de la section Tri.

Un grand merci à Jean-Look et Paul pour l’organisation. Vivement le prochain.

lundi 6 octobre 2025

T24 Mont-Blanc - par Cédric (27/09)

 récit de Cédric


 "Pour un adepte du format long en mode « Hamster » ce T24 est naturellement fait pour moi….alors quand tu sais qu’une nouvelle expérience de dingue est à vivre à côté de chez toi, eh bin tu signes.

 Objectif de cette participation : Toujours le même « prendre du plaisir et passer de bons moments »

 Quelques jours avant le départ, un éboulement au viaduc des Egratz s’est produit ce qui a contraint l’organisation à réfléchir à un plan B pour le parcours vélo.

Distance de la boucle initiale : 21 kilomètres et 188 d+

Distance de la nouvelle boucle 16 kilomètres et 188 d+ (le dénivelé était à faire en une seule fois sur une distance de 1,4 km…sacrée petite bosse qui a bien fait parler d’elle)   

 26 septembre : Retrait des dossards et repérage des lieux

 Il pleuvait et il faisait froid…conséquence : on ne s’est pas attardés.

 27 septembre : Jour de course

 La pluie s’est arrêtée dans la nuit et on découvre au réveil que les premiers flocons sont tombés sur les Aravis…des paysages comme je les aime.

Nous sommes arrivés sur place à 6h30 pour espérer être dans les premiers individuels et ainsi pouvoir choisir ma place dans l’espace mis à la disposition par l’organisation.

Dépose du vélo et installation du camp de base pour les 24 prochaines heures.

9h30 : Briefing

10h00 : Présentation des équipes et des individuels

 Combinaison obligatoire => température de l’eau retenue par les arbitres 14,5 degrés.

 11h00 : le départ est donné et les bonnets roses se jettent à l’eau en premier, suivi par les équipes de 2, de 4 et de 6….y’avait du monde dans le lac de Passy. 4h pour faire un max de tour. J’ai réussi à en faire 5..2h30 dans la flotte c’était suffisant même si je m’étais fixé un objectif de 6 tours…mais avec ce froid ça vaut bien les 6 tours 😊 !!!

 Le froid d’ailleurs il n’a pas terminé de faire parler de lui !!!!!

 J’ai du temps devant moi et j’en profite pour bien manger et me poser.

 15h : fin de la natation et départ pour 12h de vélo

La seule « difficulté » sur ce parcours était la bosse au km7. Pas longue 1,4 kms mais un peu casse pattes (la moyenne des premiers 400m était de 5% et ensuite entre 13 et 15% jusqu’en haut…..J’en ai entendu plus d’un la maudire cette côte). Mais après l’effort le réconfort, une belle descente de 2,5 kilomètres avec un bitume au top (refait grâce au passage du TDF)…Pour assurer la sécurité des participants, la vitesse était surveillée par les arbitres en journée pour éviter les dérives (si vitesse > 60 km/h => Disqualification sans aucun recours possible).

Les premières boucles se passent bien…je fais un arrêt à la 3ème pour mettre les manchons et grignoter un morceau.

A la 5ème je m’arrête pour manger et me changer…la nuit est tombée, les températures baissent et il commence à faire froid (et ce n’est que le début).

Ensuite je décide de m’arrêter toutes les 2 boucles pour me changer et me réchauffer parce ça caille vraiment. Température la plus basse relevée 3°.

Halte à la 7ème, 9ème, 11ème et à la 13ème je stoppe après 208 kms et 2500 D+...le froid a eu raison de moi…il est alors pas loin d’1h du matin.

En toute modestie : avec des températures plus clémentes, 2 à 3 tours de plus étaient faisables (mais pas de regret)

Dans l’attente de la CAP je mange une montagne de pâtes à la carbonara, je me fais masser et fais ma première sieste d’1/2h.

 3h : fin du vélo et début de la CAP

Zéro difficulté pour cette boucle de 4,5 kms autour du lac de Passy.

Je décide d’adopter la stratégie « backyard (marche/course) » pour économiser de l’énergie et tenter d’aller plus loin.

Les premiers kilomètres défilent et tout est ok physiquement sauf qu’il fait toujours aussi froid…difficile de se réchauffer au bord du lac même en étant bien habillé…obligé de s’arrêter à toutes les boucles voir 2 pour les moins frileux pour boire quelque chose de chaud.

A la fin de la 3ème boucle le sommeil commence à me tomber dessus et il est de moins en moins facile de garder les yeux ouverts et d’avancer droit…j’insiste un peu pour faire quelques bornes de plus et je décide de faire mon 2ème roupillon (1h30) à la fin du 5ème tour.

Au réveil il fait jour et je n’ai aucune envie de sortir de mon duvet…savoir qu’il faut retourner dans le froid ça ne m’enchante pas trop mais bon…on y retourne parce qu’on en prend plein les yeux !!!!!

Je bouclerai 5 tours supplémentaires et au total c’est 45 bornes parcourus.

 


 A 11h la ligne d’arrivée est ouverte et tous les participants passent sous l’arche du T24 (un kiffe).

 Une aventure incroyable dans laquelle j’ai vraiment pris du plaisir (malgré le froid)...Une épreuve d’endurance comme je les aime.

Beaucoup d’appréhension pendant toute la phase de préparation qui comme d’hab s’est faite au feeling sans programme spécifique…juste nager, rouler et courir en me réjouissant de la chance que j’ai de pouvoir faire tout ça…et finalement c’est passé !!!

Cette réussite est aussi celle de ma compagne qui s’est occupée sans relâche de toute la gestion pendant ces 24h…alors même qu’elle était gelée elle est restée là pour m’encourager entre les tours, pour me préparer tous mes ravitaillements et mes vêtements de rechange.

 Merci encore à tous pour les encouragements reçus.

 A bientôt pour de nouvelles aventures encore plus folles !!!"