Petit compte rendu du week end des triathlètes
Après de brillantes performances l’année dernière, la
création d’une section Triathlon, un stage dans le Morvan, des entrainements
quotidiens 😊, nous sommes arrivés en
force pour nos jeux olympiques du Triathlon à Deauville, presque tous
alignés sur LA course du week-end : la « qui réussira à battre
Nicolas » !!!
Je reprends le texte de l’année dernière est qui est
toujours valable : « nous sommes tous passés au mode préparation pour
le plus grand bonheur de tous les magasins de sport de la région parisienne qui
ont enregistrés des ventes record dans les rayons triathlon. Chacun sa
tactique, certains achetant directement le haut de gamme, d’autres étant plus
raisonnables. Premier constat, en dehors du prix exorbitant de l’inscription
(190 € pour le L), il a fallu acheter ou louer un vélo et/ou des prolongateurs
de guidon et/ou une combinaison de natation et/ou une tri fonction (vêtement
très moulant, mettant en avant les kilos en trop que tu as la chance de garder
toute la course, sous la combinaison de natation puis pour pédaler et courir)
et/ou une ceinture porte dossard 3 points et/ou pleins de trucs que tu ne
pouvais pas soupçonner et dont tu n’as pas toujours compris l’utilité ».
Après une guerre psychologique qui rentrera dans les annales
de Whatsapp, une mauvaise foi totale, des coups d’intox d’anthologie et
plusieurs entrainements à l’Indiana ou au Frog, nous sommes arrivés affutés
comme jamais pour notre discipline de prédilection : la tchatche !
Bonne nouvelle, le temps s’annonçait parfait et toutes les
conditions étaient réunies pour une belle bagarre même si nous étions orphelins
de notre coach et préparateur mental Jean-Luc, retenu pour des obligations
capitales à la capitale ☹.
Comme nous souhaitons que l’organisation de cette belle
course puisse dégager de substantiels bénéfices, et comme nous ne reculons
devant aucun sacrifice, nous avons décidé de sponsoriser toutes les courses du
week-end :
- Anne sponsor officiel du « découverte » le samedi matin (300 m de natation, 23 km et 376 D+ en vélo, 5 km en course à pied)
- 7 nageurs de haut niveau sur le « DO750 » le dimanche matin (750 m de natation, 40 km et 600 D+ en vélo, 10 km en course à pied)
- 3 professionnels qui jouaient leur qualification pour les JO de Tokyo sur la distance Olympique le dimanche après-midi (1,5 km de natation, 40 km et 600 D+ en vélo, 10 km en course à pied)
Bref un très beau plateau avec des coureurs et des
spectateurs en nombre pour chaque épreuve, le bar de la mer nous avait réservé
une table et un fut de bière…
Pour parfaire notre préparation nous sommes arrivés dès le
vendredi soir avec Samuel pour pouvoir profiter des bouchons parisiens et des
spécialités normandes : pates, pizzas, tiramisu et bière… On a quand même
reconnu le parcours vélo en voiture de nuit pour confirmer ce que le profil
altimétrique avait déjà indiqué : ce n’est jamais plat !
Dès le samedi matin, Anne a ouvert le bal avec une eau
parfaitement plate et un soleil radieux. Elle a enchainé en battant son record
lors des transitions et au global, mettant tout le monde en confiance : la
préparation ça paye !
Après une récupération des dossards, des emplettes pour
acheter des accessoires à 3 fois le prix normal pour finaliser notre opération
de sponsoring, nous avons mangé des pates et vérifié plusieurs fois nos sacs
tout en gardant le stress du professionnel qui a toujours peur d’avoir oublié
un vélo, une combinaison ou une paire de baskets qui peuvent être utiles dans
une épreuve combinée 😊.
Nous nous sommes tous retrouvés devant nos bacs de
transition à dialoguer avec des juges arbitres tatillons qui ne nous ont rien
autorisé à laisser sur nos vélos mais nous nous sommes adaptés.
Après un détour par la consigne et l’habillage final au
mépris de toute pudeur, nous sommes passés par l’étape crème : vaseline,
nok anti frottement, solaire et avons rejoins la plage. Nos magnifiques
trifonctions étant cachées par des combinaisons noires et des bonnets rouges,
pas facile de se retrouver pour faire trempette avant la grande explication.
Mauvaise surprise en arrivant au bord de l’eau : la mer
était bien formée avec des vagues et du vent ☹.
Après avoir bu 2 tasses et s’être dit « c’est pas gagné » nous avons
rejoint la ligne de départ impressionnante avec un public nombreux. Même
excellente surprise que l’année dernière lorsque le speaker demande que ceux
qui font leur premier triathlon « L » lèvent le bras et que tu te
retrouves seul avec des concurrents hilares autour de toi…
Chacun sa tactique de placement sur la ligne de départ,
juste derrière la championne du monde de triathlon et tous les élites pour moi,
un peu plus derrière pour d’autres plus prudents. Après quelques minutes
d’attente interminables pour confirmer que ton cardio est au top alors que tu
n’as fait aucun effort, nous nous sommes tous élancés.
Une course mouvementée à cause des vagues mais aussi des
concurrents autour de nous et en prime les pates bolognaises pas encore
digérées (les professionnels savent bien qu’il faut manger 3 h avant mais nous
on mange 2 avant car on est plus forts qu’eux). En tout cas, je me suis bien
fait plaisir à pousser, écarter, gêner plein de concurrents : tout le
monde a la même combinaison et le même bonnet, ta victime ne peut même pas
t’identifier 😊. Une astuce pour ce
genre de sport, mettre les lunettes sous le bonnet, c’est plus dur à arracher.
On a testé la sortie à l’Australienne au milieu car c’est
plus drôle de courir dans le sable sec au milieu de la natation mais surtout tu
fais un passage entre 2 haies de spectateurs et tu pourrais presque croire que
tu es un champion.
Comme nous sommes tous des triathlètes aguerris, la
transition natation/vélo a été vite réalisée (merci à Manu qui est venu en vélo
depuis Paris pour nous encourager !) et là on se dit c’est parti pour 85
km, il faut éviter de tout donner dans les 3 premiers même si la célèbre et
terrible côte Saint Laurent arrive bien vite. Mes jambes se sont tout de suite
rappelées de cette grimpette qui te met dans le rouge sauf que cette fois là je
savais que j’allais la faire 2 fois car quand on aime on ne compte pas. Un
premier tour sans trop d’histoire avec un flot de « pousse toi, je passe à
gauche » ou « attention, ça passe à droite » qui t’énervent
assez rapidement mais contre lesquels ce n’est pas la peine de lutter. Est
alors arrivé le second tour, celui du doute. Tu connais le parcours, tu viens
de le faire mais tu commences à hésiter en te disant qu’il faut tout lâcher
mais qu’il se pourrait qu’il y ait un semi-marathon à courir ensuite. On gère
comme on peut, en allant bien moins vite qu’au premier et après une transition
on se retrouve baskets au pied pour une petite promenade en bord de mer.
Après une longue réflexion de moins d’une seconde, le
constat est clair : je suis mort, j’avance pas mais il reste 21 km à
faire ! Il faut donc réussir à gérer au mental, alors que la tête de
course déjà sur le même parcours mais pas dans le même tour te dépasse
tellement vite que tu dois vérifier ton GPS à plusieurs reprises pour t’assurer
que tu n’es pas arrêté. Heureusement, les supporters étaient nombreux, leurs
encouragements faisaient chaud au cœur même si j’étais incapable de prononcer
un seul mot. Les organisateurs avaient bien fait les choses avec 200 m à chaque
tour dans le sable sec pour tester ta motivation. Très vite le seul objectif
est le virage suivant, le ravitaillement sans pouvoir rien avaler car, même si
les pates sont enfin digérées, l’estomac refuse tout aliment. Le côté sympa, en
plus des supporters, était de pouvoir croiser les trifonctions Natixis et tous
tes copains qui se posaient la même question que toi : « est ce que
je suis devant Nicolas ou pas ? ». Bien sûr, c’est le seul que je
n’ai pas croisé pour maintenir le suspens jusqu’au bout mais à force de croiser
les mêmes au mêmes endroits, j’ai bien été obligé de constater qu’ils
accéléraient ou que je ralentissais ou les 2 ☹.
Tous les encouragements m’ont permis d’arriver, au bout de ma vie et dans un
état lamentable mais entier avec le droit de boire de la bière fraiche à
volonté ce qui était nécessaire après plus de 5h d’effort.
Une super expérience, une mauvaise gestion de l’effort mais
que ne ferait on pas pour gagner une médaille, un tee shirt et un bidon pour le
vélo.
C’était sympa de se retrouver tous ensuite pour partager
encore bière, pizza et tiramisu normand et je ne sais pas pourquoi, on a trouvé
le sommeil assez vite…
Mon seul regret est de n’avoir pas pu rester le dimanche
pour encourager la fine fleur de la team Natixis mais j’ai pu suivre tous les
événements avec les photos et films qui ont rempli mon téléphone et vidé ma
batterie en moins d’une journée.
Merci à tous pour ce week-end exceptionnel, vos
performances, votre bonne humeur, vos encouragements et la guerre
psychologique. Finalement on ne sait plus trop qui a gagné et perdu dans la
« qui va battre Nicolas » mais c’est maintenant secondaire.
J’ai une pensée pour ceux qui remettent ça dans un mois à
l’Alpes d’Huez (Deauville c’est trop facile), j’ai besoin d’un peu de temps
avant d’affronter à nouveau un tel effort et comme le dit Confucius :
pourquoi être bon dans un seul sport alors que tu peux être nul dans 3.
Bravo à toutes et à tous et merci pour ce super week end.
Marc












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