mercredi 16 juillet 2025

T24 Breizh (28-29/06/25) par Marc

Par Marc M.

"Compte rendu T24 Breizh le 28 et 29/06/2025

Petit compte rendu de notre première participation au premier T24 Breizh de l’histoire de l’humanité !

En écrivant ce compte rendu, sous la canicule, on pourrait écrire « un week-end au frais avant la chaleur ! »

 

Nous partîmes à 10 pleins de courage pour affronter les terres bretonnes et nous revînmes à 10 complètement crevés …



Mentions spéciales aux 2 be 3, Eric et Jean-Luc qui ont enchaîné pendant 24 heures à deux.

 

Pour ceux qui ignorent encore la célèbre formule du T24 : c’est un triathlon de 24 heures qui commence par quatre heures de natation, puis 12 heures de vélo, puis huit heures de course à pied. A faire seul, en équipe de deux, de quatre ou de six. Chaque partie se déroule sur une boucle à parcourir le plus grand nombre de fois par les membres de l’équipe…

La conséquence sympa, c’est qu’à la différence d’un triathlon normal ou te retrouves vite avec un groupe de ton niveau, tu côtoies sur le parcours en permanence des participants que tu dépasses sans problème quelle que soit la discipline en te croyant donc super fort mais que tu te fais aussi déposer en permanence par des avions de chasse qui en plus peuvent t’écœurer car ils font les 24h tous seuls ou à deux.

 

Départ le vendredi avec un test psychologique pour Éric (de l’est) qui partait avec Jean-Luc (de l’ouest) ou Jennifer (du sud est) qui partait avec des habitants du sud : c’est presque plus long de traverser la banlieue un vendredi matin que d’aller en Bretagne !!! Ils ont réussi tous les deux à supporter cette première épreuve non prévue au programme et certainement la plus compliquée pour les nerfs.

 

Nous nous sommes tous retrouvés à Carantec, à l’entrée de la baie de Morlaix, dans un endroit magnifique mais un peu inquiétant par son relief.

 

Dossards ✅, dépose des vélos ✅ et pasta/poulet partie dans la superbe résidence du golf où nous avions 2 appartements.

 

Après une préparation hyper rigoureuse et à très haute intensité, les questions principales de cette veille de course étaient : 

  • Est ce que je rentre encore dans ma combinaison que je n’ai pas mise depuis 3 ans ?
  • Est ce qu’on a pied pour nager ?
  • Il paraît que l’eau est à 19, c’est froid ? (Je suis du coin et je sais que l’eau n’est JAMAIS montée à 19, elle était d’ailleurs à 16)
  • La zone de transition est au niveau de la plage et entourée de belles côtes de tous les côtés, il va vraiment falloir commencer chaque tour de vélo ou course à pied par ces murs infranchissables ?

 

Après ce beau week-end, on peut dire : oui, non, oui, oui !!!

 

Jean-Luc et Eric ont peaufiné toute la nuit leur tactique : toi/moi/toi/moi/moi/toi/toi…



 

La famille Potier nous a fait profiter d’une séquence familiale savoureuse. Copyright Jean-Luc et Ronan qui peuvent raconter en échange d’une pinte de bière.

 

Comme l’épreuve démarrait à 9h, briefing à 7h et petit déjeuner à 6h : parfait pour s’habituer à ne pas dormir.

 

D’ailleurs au T24, pour dormir, tu ne met pas le réveil mais le minuteur, ça veut tout dire…

 

C’est d’ailleurs le seul endroit où tu t’allonges/te repose/essaye de dormir avec un cardio fréquencemètre, une montre GPS, une puce à la cheville et un dossard autour de la taille, voire un gilet jaune pour les plus téméraires (obligatoire pour le vélo).

 

Part 1 : 🏊‍♂️ !

Parcours d’environ 1 km.

A première vue, l’eau est froide, après l’avoir testé, on confirme qu’elle est froide. La combinaison aide bien mais les mains et les pieds ont du mal à supporter. On se réchauffe comme on peut entre chaque tour, personne n’a trouvé la bonne technique à part Eric et Jean-Luc qui y retournent toutes les 20 minutes 😜.

On étalonne nos temps et la régularité est plutôt au rendez vous pour tous.

La météo est assez moyenne avec un temps gris et des averses alors que c’est la canicule à Paris. Super ambiance et les 4h passent assez vite, surtout quand tu es sur la plage, un peu moins vite quand tu es dans l’eau.

 

Part 2 : 🚲 !

C’est parti pour 12h de pédalage. Avec le départ le matin et donc le vélo à partir de 13h, la plus grande partie se fait de jour et c’est quand même plus sympa et sécurisant pour découvrir un parcours … vallonné !!! Départ du parking derrière la plage pour une côte direct et donc les jambes chargées, le cardio à bloc après même pas 5 minutes puis des faux plats, une descente trop courte et une côte trop longue de 1,3 km. Bilan 200 D+ en 17 km, ça pique selon l’expression consacrée. 

On n’a pas le temps de s‘ennuyer mais pas non plus la possibilité de prendre une roue de temps en temps. Le parcours rend le drafting quasi impossible et c’est tant mieux même si ça aurait été sympa de s’abriter un peu. Avec la nuit et une grande partie du parcours sans éclairage, chacun peut tester la performance de son matériel. J’ai opté pour la lumière qui éclaire le fossé à droite plutôt que la route que j’emprunte 😡, pas top. Les relais s’enchaînent et les stratégies de repos se mettent en place : on termine le vélo avec Cécile pendant que Jennifer et Jérôme se reposent un peu.

 

Part 3 : 🏃 !




J’ai l’honneur de commencer après l’arrivée de Cécile sur le dernier relai vélo. Le tour est court : 4km donc je propose d’en faire deux pour que Cécile puisse se changer et donc c’est parti pour un parcours plat de 200 m puis tout de suite une bonne côte ou tu serres les dents pour ne pas marcher (au premier tour, au deuxième tu marches tout de suite). Une partie sympa ensuite entre descente et plat sur la route ou le chemin des douaniers.





On se retrouve au niveau de la mer de l’autre côté de la ville et donc il va falloir remonter pour basculer de l’autre côté 🙁. On se retrouve face à un faux plat de 700 m à 4% qui va se transformer au fil des efforts en côte puis en mur infranchissable… on termine par une descente sur la zone de transition.

J’ai un peu présumé des mes forces avec 20 minutes de récupération pendant que Cécile teste le parcours et c’est reparti pour la même boucle avec une variante à l’îlot Callot accessible uniquement à marée basse. C’est magnifique de jour mais c’est juste un aller/retour sur une route à la frontale de nuit. Je suis mort de fatigue (il est 2h30 du matin et je suis levé depuis 6h la veille) mais j’arrive à terminer et j’ai la joie de voir Jérôme qui se lève d’une longue nuit de repos d’une heure ou deux 🤪. Je gagne le droit de me reposer à mon tour et je choisis l’appartement. C’est plus loin mais je peux prendre une douche et dormir dans un vrai lit 💪👍.




Après une longue nuit d’une heure je suis d’attaque pour courir à nouveau. Bien reposé, le parcours est plus facile, le soleil se lève et les tactiques peaufinées pendant des semaines portent leurs fruits, j’arrive à faire un tour de plus a la fin  !

 

L’ambiance est super, on participe à la cérémonie d’arrivée qui est toujours émouvante.

 

J’ai malheureusement des engagements à Paris le dimanche soir donc retour en train en milieu de journée Le trajet passe vite, je dors tout du long et je rate : restau, sieste, piscine, …

 

En conclusion, une ambiance toujours super, 3 équipes au top et déjà l’envie de repartir.




 

PS : journée d’horreur au boulot le lundi malgré une sieste 🙁. Il faut prendre un congé le lundi."

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