Après un pique-nique sandwich express sur les quais de Seine, il était temps de tester le trajet retour.
Nous avons choisi de longer la Seine, du côté Rive Gauche. Compte tenu des multiples croisements de boulevards, le passage à proximité du Jardin des Plantes, a été assez chaotique mais rien à signaler, nous avons contourné le carrefour, prudence maximale de notre part.
A partir du quai Saint-Bernard, j'ai savouré cette balade retour. Je me
suis sentie en sécurité car la voie cyclable est bien séparée, d'une part, de
la chaussée pour les voitures, d'autre part, du trottoir pour les piétons.
J'ai crié fièrement à Monsieur le nom de chaque monument ou immeuble que
je reconnaissais à notre passage : l'Université Pierre et Marie Curie/Sorbonne,
la Tour d'Argent, Notre-Dame, la Place St-Michel, le Musée d'Orsay, le Pont
Alexandre III, les Invalides, les Grand Palais, le Musée du Quai Branly, la
Tour Eiffel, le Complexe sportif Emile Anthoine (celui du Téléthon),
Beaugrenelle et le Parc André Citroën.
La vraie difficulté a été le choix de la direction à prendre pour
rallier Sèvres, sans emprunter la N118 ! Nous nous sommes arrêtés à proximité
du Pont pour observer le carrefour et les cyclistes. Grand bien nous en a pris,
nous avons pu identifier le bon chemin, sans heurt.
A noter tout de même, un cycliste complètement imprudent, qui a choisi
de nous doubler par la droite à Issy, qui a fait chuter Julien et n’a pas
daigné s’arrêter. Mauvais point pour les cyclistes, à nouveau. Deux piétons
sont gentiment venus voir ce qu’il en était : une sacrée écorchure au
mollet causée par la roue dentée mais rien de cassé ouf !
Etant donné que l'aller vers Paris avait été assez roulant, avec de
nombreuses descentes, mes cuisses commençaient à se méfier de ce que j'allais
leur infliger pour les 15 km à venir. A mon grand soulagement, le retour en
montée vers la maison a été progressif. L'effort était bien nécessaire sur
certaines portions un peu exigeantes mais j'ai pu les gérer à mon rythme, sans
"mur".
Avec une prise de recul et des échanges avec amis et famille, voici ce
qu'il en ressort :
Points positifs
·
Les aménagements des villes :
Versailles avec sa voie royale sur l'Avenue de Paris, les pistes cyclables
parisiennes notamment sur la portion Paris > Issy en longeant les quais de
Seine par Rive Gauche
·
La prudence des automobilistes
du dimanche à notre égard : zéro comportement dangereux à déplorer, je le
souligne et cela peut aussi s'expliquer en partie par mon usage d'une lampe
très lumineuse à l'arrière
·
Le trajet est assez agréable
Points à améliorer, qui ne permettent pas de se projeter
·
La vraie difficulté est le
trajet dans Paris intra-muros, qui exige un niveau d'attention maximal. Cela
peut générer un stress, et la moindre inattention ou moment de fatigue, peut
nous être "fatal". Bien sûr, un dimanche, le trajet est quasi idéal.
En semaine, il faudrait ajouter de nombreux autres usagers : les véhicules de
livraison, une fréquentation accrue des trottoirs, bien plus de cyclistes etc …
·
La position couchée en avant
imposée par le vélo de route n'est pas du tout adaptée pour le vélotaf et cette
distance : douleurs au dos et aux épaules à la clé pour le reste de la journée
·
Certaines bifurcations
dangereuses requièrent une parfaite connaissance de la zone : pont de Sèvres,
Jardin des Plantes etc...
La conclusion de cet essai vélotaf
C’était une petite aventure et une super expérience à tenter !
Malheureusement, la distance est assez « longue » par rapport
à la moyenne des trajets vélotaf et j’appréhende beaucoup la fréquentation des
pistes cyclables en semaine. De mon point de vue, cela exige une très grande
attention. Cela n’est pas toujours compatible avec mon niveau de fatigue, après
une journée de travail dans la tête. Pour le moment, je ne pense pas opter pour
ce moyen de déplacement !
Mais je continue à observer le marché et un trajet hybride (RER + vélo)
pourrait être une option envisageable.


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